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    logo“Comment se défendre de son approche ?

    Comme nous l’avons écrit peu avant, tout d’abord n’occultez pas ce qui vous gêne, les incongruités que vous percevez en rencontrant quelqu’un, ou au début d’une relation. Il peut s’agir notamment de la convergence d’éléments, ou d’une sensation ponctuelle de « violence » qui vous trouble, incongrue dans une période de séduction.

    Si vous avez l’impression, dès le départ, que c’est « trop beau pour être vrai », et que vous ressentez un malaise sans trop pouvoir le définir, si vous avez le moindre doute sur ses dires, si vous soupçonnez qu’il puisse mentir, s’il reste vague sur ses expériences professionnelles, s’il se vante sans donner de preuves tangibles de ce qu’il affirme, si vous avez la sensation qu’il essaie de vous faire parler sans se dévoiler lui-même… alors réfléchissez bien avant de continuer le dialogue avec un tel homme.

    Il ne s’agit pas de tomber dans la paranoïa, mais bien de se protéger.

    Lorsque la relation est déjà installée, parfois depuis des années, il est vraiment difficile de se libérer du pervers narcissique, car il ne lâche pas facilement sa « partenaire », sauf s’il ne peut vraiment plus rien en tirer et qu’il a trouvé mieux ailleurs, auquel cas il la rejette comme une peau vide.

    Le philosophe Hegel a bien décrit la relation maître-esclave – et celle qu’établit le pervers narcissique avec sa partenaire répond à ce schéma, à un stade avancé, car il s’installe alors une réelle domination de l’un sur l’autre. Il est à noter que dans ce type d’engrenage, seul l’un des deux pourra sortir de sa condition… : la personne qui a vécu en position de victime, bien entendu. Car « l’esclave » peut s’affranchir. Le maître ne peut, lui, que se mettre à la recherche d’un nouvel esclave, si le sien vient à manquer. Il n’envisage jamais de renoncer à son titre ! De fait, le pervers narcissique ne change pas ; jamais, et il est dépendant de sa partenaire qui peut, elle, trouver la force d’ouvrir son avenir, de dénouer le lien. Notons que nous disons que le pervers narcissique ne change pas, parce qu’il n’a pas de demande de changement !

    C’est bien de cela dont il s’agit, et jamais le mot « dénouer » n’a revêtu de signification plus adaptée !

    Pour sortir de cette emprise, il faut tout d’abord accepter de constater que l’on y est entrée. Il est difficile, c’est certain de s’avouer que l’on s’est laissé prendre dans des filets si grossiers. Il n’est jamais agréable de voir que l’on a été flouée. La femme qui se trouve dans cette situation hésite souvent à reconnaître ce qui lui arrive, mais la vie insupportable qu’elle mène et sa souffrance l’obligent malgré tout, un jour ou l’autre, à voir l’amère réalité en face. Elle hésite aussi, bien sûr, parce que la constatation d’un échec – celui de ce couple qu’elle avait cru pouvoir former – amène automatiquement à penser : « et maintenant ? ». Il faut rebondir, changer, se libérer, aller vers une autre vie. D’autres difficultés se profilent alors, non moindres par rapport à la vie précédente. Étant donné les réactions généralement vives du pervers narcissique face à une tentative de « libération », il conviendra de veiller à bien gérer les cartes dont on dispose… Nombre de femmes, plutôt que de fuir directement, tentent de contrecarrer cet homme pervers et narcissique, notamment en lui renvoyant la balle quand il donne des ordres ou autre, répondre aux questions par des questions. Cela risque d’être épuisant, mais épuisée pour épuisée… La guerre dans la vie commune est malgré tout envisageable uniquement à court terme : on peut, oui, essayer d’être aussi pervers qu’eux, opter pour la surenchère, mais c’est en général peine perdue. Le véritable pervers narcissique a plus d’expérience en la matière… la partie est inégale : n’oublions pas qu’il n’a pas d’affect, donc qu’il ne souffre pas.”

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